Le Sumô : un sport, une histoire, des traditions
Comme promis, on continue notre exploration du Sumô et de tout ce qui entoure ce sport et ses traditions : Rikishi, Dohyô et autre Chanko-Nabe. Ça vous intrigue ? Lisez la suite…
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Si l’histoire du Sumô semble remonter à environ 1 500 ans, il est mentionné pour la première fois dans le Kojiki en 712. Le Kojiki (Récit des temps anciens) est le plus ancien écrit du Japon et décrit les mythes de l’origine des dieux (Kami) et des îles composant le Japon. Au-delà de la légende, les premiers combats se seraient effectivement déroulés il y a 1 500 ans lors de rituels Shinto composés de danses, théâtre et prières.
Au fil des siècles, les combats de Sumô sont de plus en plus appréciés et sont bientôt introduits à la cour. Ce divertissement de plus en plus populaires devient un sport et acquiert sa forme actuelle dès le 18e siècle. À l’ère Meiji, à la fin du 19e siècle, des associations sont créées et le sport se professionnalise. L’Association japonaise de Sumô est créée en 1925 pour gérer la compétition professionnelle.
Peinture Ukiyo-e de Kuniyoshi Utagawa
représentant Masanosuke Inagawa
Le Sumô professionnel est strictement réservé aux hommes, les femmes sont même interdites d’accès au Dohyô (le « ring »). Les lutteurs sont appelés Rikishi, le terme Sumotori étant très peu utilisé au Japon et uniquement pour de jeunes lutteurs. Voici quelques unes des caractéristiques des Rikishi :
- ils pèsent entre 70 et 280 kg, le poids des meilleurs Rikishi se situant souvent autour de 150 kg. Les lutteurs ne sont toutefois pas classés par catégorie de poids.
- leur tenue de combat est le Mowashi, c’est la seule prise autorisée pendant le combat.
- leur coiffure est appelée Chon Mage. Les cheveux sont lissés avec de l’huile et maintenus en un chignon plat qui revient vers l’avant. Les Rikishi gardent les cheveux longs pendant toute leur carrière : ils ne sont coupés qu’au moment de leur retraite lors d’une cérémonie, le Danpatsu-Shiki.
- leur rythme de vie est organisé à la minute près : après s’être levé à 5H00, direction l’entraînement. Suivent le repas, à base de Chanko-Nabe, la sieste, puis un autre repas. Le Chanko-Nabe est un plat hypercalorique qui mijote dans un Nabe, marmite japonaise, à base d’un bouillon auquel on ajoute du poulet, du Tofu, du bœuf, du poisson frit, du porc, des champignons ou encore des légumes, selon les cas et les possibilités.


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Le Dohyô
Les Rikishi combattent sur le Dohyô, une plateforme carrée tapissée d’argile où des ballots de paille délimitent une aire de combat circulaire. Sur le Dohyô, avant le combat, on commence par chasser les mauvais esprits : pour procéder à ce premier rituel, les Rikishi frappent le sol du pied. Place ensuite à la purification : on lance du sel sur le Dohyô, c’est le Kiyome no Shio. Vient ensuite le rituel de « l’eau de force » que le Rishiki boit et recrache.


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Les rituels précédant le combat
Ensuite commence le combat : le but est d’éjecter son adversaire hors de l’air de combat ou de lui faire toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Pour parvenir à la victoire, 82 prises en tout sont autorisées. Les tournois les plus importants qui définissent le classement des Rikishi sont les Honbasho, au nombre de 6 par an et dont le Natsu Basho (le tournoi d'été) vient de s'achever à Tôkyô.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le Sumô et les Rikishi : www.sumofr.net ou www.info-sumo.net (sites en français)
Pour suivre les Honbasho : www.sumo.or.jp (site en anglais)
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